Ouvrages

Nouveau : Les spiritualités en temps de pandémie

Les éditions Albin Michel ont publiés le 4 mai 2022 le dernier ouvrage de Laëtitia Atlani-Duault, anthropologue et présidente de l’Institut Covid-19 Ad Memoriam. L’ouvrage s’intéresse aux spiritualités par temps de Covid-19 dans un dialogue continue avec des représentants français des confessions et des intellectuels des communautés chrétiennes, musulmanes, juives et bouddhistes.

Résumé

Après le silence vient aujourd’hui, pour la première fois, le temps du témoignage des différentes religions et confessions de France sur la pandémie Covid-19. Un témoignage de l’ensemble des leaders religieux français et d’intellectuels ancrés dans chaque communauté qui tous dialoguent depuis le début de la pandémie avec l’anthropologue Laëtitia Atlani-Duault.

La pandémie nous a rappelé le tragique de notre condition, exposée qu’elle est non seulement à la maladie et à la mort, mais aussi à la manière dont elle se manifeste en inégalités, en solitudes indicibles ou en malchances individuelles. Cependant, ce livre collectif nous montre que les religions ou, plutôt, les communautés humaines qu’elles constituent, habitées par ce tragique, sont toujours susceptibles de prendre à leur compte l’événement qui afflige et fait peur afin de réinventer les liens de fraternité.

Avec la participation de...

Olivier Abel, Emmanuel Adamakis, Dan Arbib, Sadek Beloucif, François Clavairoly, Alain Cordier, Chems-eddine Hafiz, Haim Korsia, Denis Malvy, Véronique Margron, Eric de Moulins-Beaufort, Mohammed Moussaoui, Michel Davy de Virville, Olivier Wang-Gen.

Ce qu'en dit la presse...

« Qu’est-ce qui est vraiment essentiel pour nous, individuellement et collectivement ? Sommes-nous satisfaits de notre rapport au temps ? Comment réagir face à l’incertitude et à l’inexplicabilité de certains maux ? En convoquant les textes sacrés, mais également Paul Ricoœur ou Albert Camus, les auteurs nous livrent quelques précieuses clés pour méditer sur cette crise et les suivantes. »

« Un troisième enseignement est que nous devons réapprendre à accompagner les mourants. Pouvons-nous espérer « la réception confiante de la faiblesse et de la finitude », comme le suggère Denis Malvy, prêtre orthodoxe, professeur de médecine au CHU de Bordeaux ? J’aime beaucoup cette phrase d’Alain Cordier, ancien vice-président du Comité consultatif national d’éthique : « L’homme couché oblige l’homme debout. » »

« Ce livre, issu d’un cheminement humble voulu par tous, témoigne de ce que peut apporter un regard croisé venant de différentes religions, qui souvent se font écho, en se voulant en prise avec l’épidémie, les drames qu’elle signifie, le défi qu’elle représente pour le vivre-ensemble en France aujourd’hui. »

« Ces échanges ont permis des actions concrètes comme la mise en place d’une ligne téléphonique spirituelle interculte , portée par le gouvernement mais pour laquelle chaque culte a mis à disposition des écoutants . Nous avions choisi de ne pas communiquer sur ces réunions ni sur nos actions . Aujourd’hui nous sortons de ce silence pour partager l’expérience vécue. »

Mort et deuil sous Covid-19

La difficulté des adieux et l’empêchement de pratiquer les rites funéraires pendant l’épidémie de Covid-19 a-t-elle entraîné ou aggravé une véritable psychopathologie du deuil ? Il s’agit d’une étude de cohorte prospective avec une collecte de données en deux temps sur une période de 6 à 12 mois afin d’évaluer les manifestations du deuil et leur durée, et de repérer l’éventuelle prolongation du deuil et d’une symptomatologie invalidante.

COVIDEUIL repose sur troix axes d'observations :

  • Psychologique : les émotions ressenties par l’endeuillé face aux restrictions auxquelles il a dû faire face.
  • Sociologique : le ressenti global des endeuillés pendant la crise sanitaire de Covid-19.
  • Anthropologique : les représentations collectives de la mort et des morts au sein de la population française en deuil.

Marie-Fédérique Bacqué coordonne la recherche, en lien avec le laboratoire SuLiSom de l’Université de Strasbourg. Elle préside également le Centre international des études sur la mort. Elle bénéficie pour cette étude d’un financement de l’Agence nationale de la recherche.

« “Les personnes qui ont perdu un proche en avril-mai n’ont pas bénéficié de ces rites de manière irrécupérable, c’est un phénomène grave sur le plan du deuil.”, témoigne Marie-Frédérique Bacqué, directrice du Centre international des études sur la mort. Selon elle, il est nécessaire d’apprendre à s’adapter pour proposer des rituels qui accompagneront les endeuillés dans leur processus de deuil même en période de pandémie. »

Au printemps 2020, la crise sanitaire et l’expérience du confinement ont entrainé la mise en oeuvre massive de collectes de traces – photographies, récits, témoignages, sons, objets et beaucoup d’autres choses encore.

Le projet ArchiCOVID étudie ce « memory boom » pour en comprendre les ressorts et en connaître les acteurs et participants. Il s’intéresse également au regard que porte sur lui l’ensemble des Français.

Il inclut une enquête par questionnaires et entretiens auprès de citoyens-participants et de professionnels d’institutions patrimoniales impliquées dans cette dynamique comme la réalisation d’un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population résidant en France.

(c) Archives Métropole Européenne de Lille

ArchiCOVID regroupe professionnels du patrimoine et chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales.

 

Coordination scientifique

  • Sarah Gensburger est directrice de recherches en science politique au CNRS (ISP). Elle est spécialiste de la mémoire collective.
  • Marta Severo est professeure des universités en science de l’information et de la communication à l’Université Paris Nanterre. Elle est spécialiste de la participation patrimoniale
  • Louis Gabrysiak est post-doctorant en sociologie au CNRS (ISP), en charge du recueil et de l’analyse de données pour ArchiCOVID
  • Cécilia Travagli-Chanal est en M2 Sciences Politiques à Paris-I. Elle est stagiaire à l’ISP sur le projet ArchiCOVID.
  • Malena BastÍas est docteure en sciences politiques (ISP), et étudie les collectes mises en place en Amérique Latine et en Espagne
  • Benoit Tudoux est ingénieur d’Etudes au CNRS (ISP), spécialiste en production et analyse de données.
 

Coordination administrative

  • Aleksandra Mikanovic est ingénieure d’études au CNRS, secrétaire generale de l’Institut des Sciences sociales du Politique
 

ArchiCOVID est lauréat de l’AAP ‘Résilience – Covid-19’ de l’Agence Nationale de la Recherche.

Il est porté par l’Institut des Sciences sociales du Politique (UMR7220) et le laboratoire Dicen-IdF.
Il bénéficie également de la collaboration active du Credoc, Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie.

 (c) Vitrines en Confinement

Retrouvez le site Internet :

https://archicovid.huma-num.fr/s/ArchiCOVID/page/apropos

 

Une étude scientifique sur les pratiques archivistiques liées au Covid-19 est en cours.  Si vous êtes intéressé pour répondre à leur questionnaire – totalement anonyme – sur vos pratiques d’archivage, vous pouvez contacter leur projet à cette adresse : archicovid@services.cnrs.fr