Lieu de mémoire numérique

L’INSTITUT A POUR VOCATION DE COLLECTER, ARCHIVER ET ANALYSER LES TRACES ET MÉMOIRES DE LA PANDÉMIE DE COVID-19.

Venez raconter votre vécu du Covid-19 sur Histoires de crise

Histoires de crise est une plateforme numérique de collecte de témoignages où chacun, chacune, quelles que soient ses expériences, peut venir raconter son vécu du Covid-19. Il s’agit ici de nos histoires personnelles, mais aussi de notre histoire collective. Raconter ces instants de vie, heureux comme tristes, étonnants comme attendus, anodins ou surprenants…
 
Ainsi se construira une mémoire collective de la pandémie. Elle a de plus vocation à servir activement la recherche pour comprendre comment chacun de nous a traversé le temps du Covid-19 et quelles leçons, sur nous-mêmes et sur les autres, nous pouvons tirer de cette expérience pour sortir renforcés de cette épreuve et nous préparer aux crises à venir.
 
Plateforme conçue par l’ONG Bayes Impact, Histoires de crise s’envisage comme un véritable réseau social de la pandémie qui permet à toutes et tous de venir raconter les moments marquants de son année, aussi bien par écrit que par images ou bandes sonores. 
 

Partagez votre histoire !

Parce qu’il n’est pas d’espérance sans mémoire, l’ambition est de fabriquer et faire vivre un lieu de mémoire numérique de la pandémie, espace de conservation de l’Histoire et d’entretien de la mémoire des expériences et événements, liés à l’épidémie. Ce lieu de mémoire numérique a également pour vocation d’offrir un espace d’échanges, pour que chacune et chacun s’enrichisse de l’expérience des autres. 

Les sociétés ont toujours su inventer lors des moments dramatiques qu’elles ont traversés des manières de se les remémorer, pour réinventer des formes de coexistence.  Pour ce faire, l’institut COVID-19 Ad Memoriam associe des « mondes » multiples – chercheurs, soignants, artistes, juristes, associations de victimes, autorités spirituelles et culturelles et grands courants de pensée, représentants de la société civile, entrepreneurs, étudiants… – pour élaborer une réflexion commune sur la pandémie de COVID-19, qui constitue une rupture anthropologique majeure pour la société française et, plus largement notre monde globalisé.

L’Institut a pour ambition de favoriser la confrontation des points de vue pour que chaque domaine de recherche se nourrisse des travaux d’autres disciplines. Les recherches dans des disciplines variées (sciences sociales, santé, droit, etc…) sont d’ores et déjà très nombreuses et innovantes, mais compartimentées et peu  accessibles : il s’agit de les rendre visibles et d’en rendre accessible leurs résultats afin de s’en nourrir.

Il s’agit d’impulser de nouvelles recherches. Les thèmes ne manquent pas. C’est tout autant chercher à prendre la juste dimension de cette rupture anthropologique que de réfléchie ensemble aux nouvelles pratiques comme le télétravail, la télémédecine, l’enseignement à distance, les liens familiaux et amicaux par voie numérique.

C’est tenter de percevoir de nouveaux paradigmes économiques, financiers, écologiques surgissant d’une telle rupture, et les perspectives qui en découleront pour les politiques publiques.

C’est mieux évaluer les engagements nécessaires contre les inégalités les plus criantes, cette pandémie révélant comme chaque pandémie que ce sont toujours les plus pauvres qui sont les plus victimes.

Il s’agit également de documenter et de nourrir ainsi les politiques publiques pour permettre à la société française de surmonter le choc que constitue le Covid-19 et pour sortir renforcer de cette épreuve

L’Institut encourage enfin la réflexion et l’invention collectives de pratiques commémoratives, avec l’ensemble des membres réunis dans son consortium. Il s’agira de conférer une dimension collective aux ruptures vitales les plus intimes – la séparation, la distanciation, la mort, le deuil – mais réparer également les multiples déchirures des relations sociales, éducatives, économiques et politiques que l’épidémie entraine, en vue de fortifier les multiples cadres qui, à tous les niveaux, soutiennent les liens sociaux.

En créant ce lieu de mémoire numérique et de réflexion, l’Institut se penche autant sur les expériences internationales face à cette épidémie, que sur les spécificités de la culture et de la société française, non seulement face à cette crise mais également face aux ruptures anthropologiques majeures qu’elle a connu notamment au vingtième siècle.

Le volet international est en cours de développement, dans le cadre  du partenariat scientifique avec l’Organisation Mondiale de la Santé.

Une étude scientifique sur les pratiques archivistiques liées au COVID est en cours chez un de nos partenaire, une équipe du CNRS qui porte le projet ArchiCovid. Si vous êtes intéressé pour répondre à leur questionnaire- totalement anonyme – sur vos pratiques d’archivage, vous pouvez contacter leur projet à cette adresse: archicovid@services.cnrs.fr